ENS: PARIS-
Coefficients: PARIS 1,5 – LYON:
1,5 – CACHAN 2
MEMBRES DE JURY: E. BANETH; D. BAUD; J. FROMONOT; S. ORIEZ; M. PAILARD;
C. REPPLINGER.
L’épreuve
d’expression orale et de compréhension donne aux candidats le choix entre un
texte d’intérêt scientifique (OGM, informatique etc.) ou général (sujets de
société, souvent axés sur les pays anglophones). Ces articles, récents, sont
issus de la presse anglo-saxonne (Scientific
American, New Scientist,
The Economist, Time, The International Herald Tribune …).
Durée de la préparation : 30 minutes.
Durée de l’interrogation : 20 à 25 minutes.
Déroulement de l’épreuve :
· Lecture d’un
passage du texte (souvent le titre et le premier paragraphe)
· Résumé organisé du
texte
· Commentaire
structuré du texte
· Entretien avec le
jury
1.
Lecture
d’un passage du texte : la lecture du paragraphe désigné par le jury est
souvent trop rapide, sans expression, parfois incompréhensible en raison d’un
accent désastreux. Parfois les candidats donnent l’impression de ne rien
comprendre au texte qu’ils ont sous les yeux, ne respectant ni l’accent de
phrase ni la ponctuation dans leur lecture. Nous recommandons aux candidats de
s’entraîner tout au long de l’année à une lecture expressive d’extraits
d’articles.
2.
Résumé :
le résumé, qui constitue la première partie de l’épreuve, doit être présenté
avec une certaine rigueur. Il n’y a pas lieu, au cours du résumé, de proposer
une opinion sur le contenu d’ l’article. Rappelons qu’un résumé n’est pas une
paraphrase : il s’agit de concentrer les informations délivrées par
l’article, tout en respectant la logique du texte. Dans certains cas l’article
n’est abordé que très rapidement pour définir un thème, sur le mode du
« This article is about… », et au bout de
ces quelques secondes le candidat enchaîne sur un commentaire - souvent pré-calibré et peu spécifique.
Rappelons donc que ces deux étapes de l’épreuve doivent être respectées.
3.
Commentaire :
le jury se réjouit de la familiarité de nombreux candidats avec les thèmes
souvent proposés par les articles sélectionnés : le réchauffement
terrestre, la pollution, la bioéthique. Néanmoins, chaque article a sa
spécificité et il serait bon que les candidats la relèvent, et qu’ils prêtent
une attention minimale aux arguments et problèmes spécifiques abordés, avant
d’élargir à des idées plus générales. Le jury a parfois le sentiment que
l’article ne sert que de prétexte et que le « commentaire » n’est en
fait qu’un développement passe-partout, préparé à l’avance. Il arrive également
que le candidat résume le texte, puis passe à un autre sujet dans son
commentaire – par exemple du problème de la malaria à celui du SIDA, sans
aucune justification, ce qui n’est guère satisfaisant…
Les présentations les plus convaincantes respectent
un certain ordre formel : il est de bon ton de présenter le plan des
arguments qui vont suivre, après une brève introduction, et de respecter ce
plan au cours du commentaire. Un commentaire n’est pas un simple bavardage
improvisé, et nous invitons les candidats à rechercher à la fois des idées et
un niveau d’expression ad hoc (certains candidats s’expriment dans un registre
qui ne convient pas à une épreuve de concours : « It’s, like, weird » ou bien
« you know what I mean »). Le jury apprécie également qu’une brève
conclusion vienne ponctuer la fin de ce commentaire, plutôt que le candidat
s’arrête brutalement sur un trop fréquent « That’s all. », ou pire
encore, un silence peu éloquent.
Rappelons enfin que le résumé
et le commentaire réunis devraient durer au minimum 10 mn
- 15 mn. Certains candidats se contentent d’enchaîner
quelques idées improvisées, et se taisent au bout de 2 ou 3 mn :
l’entretien ne pourra compenser l’insuffisance de leur prestation.
4.
Entretien
avec le jury : les questions du jury visent à approfondir certains aspects
du texte et du commentaire, et à évaluer le niveau d’expression du candidat au
cours d’un échange plus spontané. Les candidats doivent rester concentrés au
cours de cet entretien, au cours duquel se multiplient souvent les erreurs de
grammaire et de syntaxe. Nous leur recommandons de développer leurs
réponses : certains semblent croire que le jury se satisfera de quelques
répliques monosyllabiques ou d’un « Yes »
ou « No », ce qui n’est guère le but de l’échange.
5.
Langue :
comme les années précédentes, le jury relève la grande diversité du niveau des
candidats. Certains, malheureusement rares, parlent une langue fluide,
relativement idiomatique, et surtout reconnaissable en termes de prononciation.
Mais la majorité des candidats s’exprime dans un anglais très peu authentique,
avec une prononciation très française, inacceptable pour une première langue
vivante. A titre d’exemple, la prononciation des /h/ et /th/ est trop souvent
incorrecte, et certains candidats ne font pas le moindre effort pour se
corriger. Il est surprenant, voire choquant, que même le mot
« article » soit si souvent mal accentué – sans parler de tous les
mots courants dont nous proposons une brève liste ci-dessous.
Expression : les candidats devraient
s’efforcer d’utiliser les temps du passé lorsque le texte et le commentaire
l’exigent : trop souvent ils se limitent à l’utilisation du présent, ce
qui limite à la fois le niveau de langue et celui des idées. Par ailleurs il
est inacceptable qu’à ce niveau les candidats commettent des erreurs de
grammaire/conjugaison aussi énormes que l’omission du /s/ à la 3è personne du
singulier, ou l’omission du /s/ exprimant le pluriel !
Certaines structures syntaxiques simples devraient
tout de même être connues (Bigger than….
As small as…To depend
on… Différence entre l’infinitif et les structures en –ing…) ; beaucoup de candidats ont aussi tendance à
« oublier » de prononcer la terminaison du participe passé en –ed.
A titre d’exemple, voici une brève liste de termes
courants dont les candidats ignorent trop souvent la prononciation correcte :
develop, development ;
the United States ; Asia ; China ; NASA ; genetics ;
engineer, engine ;
machine ; focus ; determine ;
climate ; behaviour ;
close ; closed ; law ;
low ; idea ; theory ; dangerous ; temperature ; answer ;
money ; work ; poor ;
world…
Conclusion : certains candidats, qui ont su
maîtriser la technique du résumé et proposer un commentaire bien informé et
personnel dans un anglais convaincant, ont reçu d’excellentes notes. Ce niveau
s’acquiert par un travail continu, une lecture régulière de la presse
anglo-saxonne, lecture qui devient en tout état de cause essentielle pour de
futurs ingénieurs ou chercheurs, et une pratique réelle de la langue anglaise.